le blog de christophe massé

chroniques et informations.

mardi 26 septembre 2006

les mots bleus

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Ci scusiamo per l'inconveniente

une mine de sensations. soyez_vigilants_et_propres

On débouche sur le blog de christophe massé avec des mots de chaque jour:

femme saillie soumise avec chien - julie parfums barcelone - christophe le maché - jardinières de fleurs suspendues au balcon - sensations corrida - pigments - salif keita tu me manques - couple soirée - exemple de texte pour invitation - question lecture CM1 - j'aimeré des fanfares et des coridas - les glaces antartik - passer le cap de la mord -  zidane travail d'utilité collective - la fourchette de ben -   

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lundi 25 septembre 2006

Chantier blues explosion (2)

Parler du chantier me fait penser à Thierry Metz dont on peut lire le journal d'un manoeuvre (gallimard, l'arpenteur, 1990) et du même auteur un autre livre qui m'a beaucoup impressionné: l'homme qui penche (opales, 1995).

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samedi 23 septembre 2006

Chantier blues explosion

gant_2006 Serrer la main du copain. Prendre un café bien sucré, relever ses manches et enfiler une paire de gants. Sortir quelques outils d'un hangar adjacent. Porter des poutres, soulever des sacs, traîner des blocs de béton, enfoncer des planches et en faire un tas. Fracasser de vieilles dalles à l'aide d'une masse. Piocher, mettre à jour des morceaux de poterie, de faïence, des os, des tuiles, des briques, des morceaux de fer. Ratisser, ramasser la terre, pousser une brouette, la vider, la remplir, des dizaines de fois. Avancer. Boire une bière glaçée. Lentement commencer à suer et se recouvrir d'une pellicule de poussière puis de suie et de terre mêlées qui passe sous les ongles et s'insinue sous les paupières, dans les narines. Cracher. Avancer. Enfiler des lunettes pour exploser du carrelage. Charrier sur la surface les gravats, étaler, reconstituer une aire, niveler, remodeler, réajuster, suivre comme point de repère ces petites barres de métal fichées dans le sol qui donnent la hauteur à ne pas dépasser. Observer le copain les peindre en rouge au pinceau.

J'aime le chantier. Je crois que j'aurai pu en faire une vie si j'avais eu le courage de n'être pas artiste. Il y a là un tempo qui m'anime, comme une rencontre dure. Une sensation de mesure dans un temps ordinaire, morcelée par des arrêts et des reprises qui procurent des sensations qui ne sont pas toujours de la fatigue, ni un regard de lassitude porté ailleurs. Pas de joie non plus, un plaisir sourd dans les muscles et la mesure d'un temps qui soudain parait lointain dans cette folie à brasser des matériaux, remuer des poids, compter des allers-retours et voir se faire l'oeuvre tout court. De la tâche comme une rémunération fixée avec sa propre mort et son endurance. 

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dimanche 17 septembre 2006

Guantanamo: Hubert Lucot/Pierre Buraglio

corps J'ai reçu un rouleau posté par Pierre Buraglio qui contenait deux oeuvres numérotées et signées d'un travail de peinture et d'écriture réalisé avec Hubert Lucot

oeuvres éditées par La Sétérée en 2005.

A Guantanamo, un vide la suspension du droit et même de la raison, centre notre société. Il en sort un cri que nous n'entendons pas.

Deux oeuvres différentes avec un même texte. L'un écrit de la main d'Hubert Lucot en noir sur blanc cassé, encadré d'une ligne orange fluorescente peinte par Pierre Buraglio au recto et le verso totalement noir. L'autre texte imprimé en orange fluorescent sur blanc entouré d'une ligne noire peinte aussi et le verso totalement blanc. 

Il y a dans ce geste de faire quelque chose avec la main, l'idée d'une symbolique forte quand d'autres n'ont pas de voix. Tout le dérisoire de notre comportement (presque) intraduisible vis à vis des souffrances qui se transforment en un (presque) silence.

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jeudi 14 septembre 2006

Dans la peau du fantôme

tofgrece A propos des Pseudonymes. J'en ai usé quelques-uns pour vivre des aventures souvent douloureuses. Je suis aujourd'hui attaché à l'image (une tête), un corps, un prénom et un nom. Chaque jour je prends un peu plus conscience de cette liberté et c'est étrange... le mort-vivant planqué derrière sa peur de paraître quelqu'un où d'apparaître au grand jour est devenu un étranger.   

Christophe Massé en 1995 sur une plage en Méditerranée (photographie de Patrick Varetz)

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mardi 12 septembre 2006

Bordeaux/Cologne: Une rencontre

affiche_bordeaux_cologne_2006

Il faut commencer à faire sécher les œuvres...

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vendredi 8 septembre 2006

Un tonneau

yeah_009 Il va partir, il est là devant la porte. Emballé dans sa capote de plastique. Il patiente, le livreur va arrivé. Il est peint. Recouvert de têtes, ce tonneau estampillé "Boutes" porte le titre: "L'écorce du Vin" il est dédié à Ludovic Massé mon grand-pére, l'écrivain du "Vin Pur" *. Il sera exposé à l'Aéroport de Bordeaux/Mérignac et vendu aux Enchères (voir article et lien "L'art à l'affût" sur ce blog).

Le Vin Pur Ludovic Massé (POL) 

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Programme Présidentielles 2007 (2)

typo_saint_malo_3 Dix autres idées sur les 2500 en stock.

Idée N°1 (06 juillet 2006): Construire dans les villes des pistes cyclables qui ne passent pas par des feux tricolores. Idée N°2 (14 juillet 2006): Offrir un abonnement au Ball-trap le plus proche du domicile à chaque personne décidant d'arrêter de fumer (il faut occuper les mains) Idée N°3 (25 mai 1985): Abolir la peine. Idée n°4 (3 septembre 2006): Favoriser la réinsertion de "la bleue" pour rouler vers les plages. Idée N°5 (06 juin 2000): Un candidat à la Présidence battu ne peut se représenter (si l'humiliation est trop forte; prévoir un poste honorifique à vie comme par exemple: Président de l'HAMUSEGUEUL. Idée N°6 (09 novembre 1992): Un diplôme de Rêveur à partir de la maternelle et un Doctorat de cette discipline dans les facultés du pays. N°7 (08 juin 1995): Commencer le recyclage des ordures en inventant la multi-carte de contrôle: Vous voulez acheter un téléphone mais vous en avez déjà un. Il fonctionne ? vous demande le vendeur. Oui vous repondez ! montrez votre carte au vendeur qui prouve l'achat de votre téléphone. Si il fonctionne ce n'est pas possible d'en acheter un autre ! doit vous répondre le vendeur sous peines. N°8 (14 juillet 2001): Prévoir des endroits pour vidanger les tracteurs afin que les agriculteurs bio ne le fassent pas dans le champ de produit bio. N°9 ( 07 septembre 1999): Rétablir la peine de mort pour les gens qui auraient l'audace de laver leur voiture. N°10 (16 mars 1999): Autoriser partout la libre circulation des biens et des personnes nu(e)s .

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jeudi 7 septembre 2006

Rencontre avec Hubert Lucot; un merveilleux écrivain français

hubert_lucot_soulac_sur_mer_2_septembre_2006__4_ Hubert Lucot à Soulac-sur-Mer le 2 septembre 2006

Je suis parti de Bordeaux en emportant un disque de Lio que j'ai écouté sur l'auto-radio dans l'automobile pendant tout mon trajet. Des chansons qui parlent des hommes, de ces hommes qu'elle a aimée. Hubert Lucot au verso d'un collage de la série: Plus jamais ça! reçu par la poste quelques jours auparavant me proposait de venir lui rendre visite à Soulac-sur-Mer dans le haut du Médoc. J'ai aperçu dans l'embrasure de la porte deux mains qui rangeaient des feuilles de papier. J'ai pensé que c'était les siennes. Monsieur Lucot, comme j'aime l'écrire sur les enveloppes est venu à ma rencontre et dans la petite cour, nous nous sommes serrés la main pour la première fois sous un ciel menaçant. En marchant côte à côte le long de la plage, puis un peu en retrait dans les pins sur une petite route sablonneuse; en tête à tête dans un restaurant à l'Amélie: De l'esturgeon ! C'est formidable non ? Accompagné d'une bouteille d'eau légèrement pétillante de Chateldon: On dirait du champagne ! et puis quelques confidences, anecdotes, histoires, avec douceur, érudition et simplicité. Prendre un café à Port-Médoc avec la reverbération comme sujet, des considérations sur le monde de l'édition, l'estuaire de la Gironde, quelques idées de plus avec malice parfois, profondeur aussi. L'homme est lucide mais pas désabusé comme je m'en doutais. Hubert Lucot se tient droit, il regarde l'horizon les mains posées sur les hanches, il respire par petites saccades. C'est un observateur, un impressionnant impressionniste. J'ai parfois rencontré des êtres que j'admirai et j'ai été accablé de tristesse en les quittant. Hubert Lucot m'a gonflé de son air pur, peut-être en avais-je vraiment besoin à cet instant là.. je ne sais pas. Il y a dans la magie du moment d'une rencontre un seul sentiment réel qui demeure. Non pas la vérité, ni l'exactitude de ce qui fait une liaison, mais pêle-mêle la condensation abstraite des bulles de réalité sur la pellicule sentimentale. Cela occasionne donc un choc, cela se fixe ou explose. J'avais emmené l'exemplaire de mon Langst de 1985 dans mon cartable. Ce livre grâce auquel j'ai utilisé le Je. Le Langst d'Hubert Lucot qu'il m'a dédicaçé si merveilleusement. Dans la voiture en rentrant, j'ai écouté le bruit de l'air pénétrant par la fenêtre grande ouverte sur la camargue médoquine.

Hubert Lucot a publié en 2006 Le Centre de la France chez Pol. Un numéro de la Revue Faire-Part lui est consacré (voir lien dans ce blog et article) Je rapelle que Crin, sa première oeuvre inédite dans la collection Délirien est publié chez Pierre Mainard, éditeur.

   

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Présidentielles: Une femme

coeur_porte Je n'écoute plus la radio, je ne regarde presque plus la télévision (un match de foot, un film à l'heure précise), je ne lis pas les journaux (un gratuit l'autre jour dans le bus qui m'a procuré une terrible envie de vomir). Mais j'ai eu tellement d'écho sans le vouloir. Des bribes qui arrivent par çi par là; un gros titre sur un journal posé sur une table dans une salle d'attente, la radio dans un autobus, une télévision dans un bar, des gens qui parlent tout fort dans la rue, quelques soirées. En ce moment je me concentre, je tente de ne plus boire d'alcool et je ne fume plus depuis le 12 juillet. Je me focalise sur les paroles que j'entends, les mots que je lis à la sauvette. Une femme Présidente de la République ce n'est pas envisageable on dirait (Il s'agit de celle qui pourrait vraiment le devenir) à condition que dans son propre parti on soit définitivement fair-play, Warf! Car les hommes qui avaient tous quelque chose de plus important à faire jusqu'à hier.. Aujourd'hui ont rechaussé leurs anti-dérapantes (comme en phase finale de Coupe du Monde de football, ils se disent: Tiens au fond pourquoi pas moi ?) Je trouve ça drôle et fantastique comme de la science-fiction. Dans un pays mal géré depuis vingt cinq ans ( Je me réfère à la période que j'ai vécu en tant que citoyen votant) par les types des multiples cohabitations de François Mitterrand à Jacques Chirac accélérant les mesures les plus anti-sociales possibles, allant même jusqu'à ouvrir par facilité un lit à l'immondice.. et aujourd'hui une femme qui est une femme, mais la seule à avancer avec l'héritage, qu'elle mettra aux orties une fois élue, n'arrive pas encore à déclencher cette onde dans la masse qui pulvériserait la ringardise des types incrustés jusqu'à la mort. Pays rigide, partis rigides, politique rigide, cinquième république gourde. Il ne reste qu'une femme ! Je n'imagine pas quelqu'un d'autre. C'est drôle comme de la science-fiction, faire un article sur une personne dont on ne partage rien mais qui semble être l'alternative pour rouler un peu en décapotable quelques temps..   

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