lundi 11 juin 2007
Que les gens de gauche lèvent la main
Magnifique peuple de France de gauche qui aux premiers beaux jours laisse filer une partie de sa liberté en oubliant d'aller voter. L'abstention est un choix respectable, mais sans doute pas un honneur lorsque la négligence, le fatalisme, l'ignorance l'ordonnent. Le parti de la bête est en train d'agoniser.. comme c'est drôle ! Alors que le parti du postier est en train d'acquérir ses lettres de noblesse et son représentant gominé invité à la table médiatique peut donner maintenant clairement son avis avec tout le temps qui lui faut, sans être ni coupé, ni minimisé dans ses propos par cette télévision répondant à la voix de son maître ... comme c'est drôle ! et curieux... Le premier ministre parle comme si la droite n'avait jamais été au Pouvoir... Toujours cette amnésie et ce souvenir qui se réveille en présence d'un monument aux morts... pour évoquer: c'était la guerre, c'était la mort... elles étaient au rendez-vous... et puis toujours encore cette amnésie, cette rancoeur.. Toujours cette incroyable mémoire courte. Magnifique peuple de France de gauche qui d'une part: emboboïfié dans son confort, de l'autre: tourmenté, ignorant, naufragé de sa misère noire n'a pas la force, encore moins le courage de regarder attentivement la liste de ceux qui se présentent pour faire son choix... véritablement. Oublier de lire, oublier de comprendre. Subissez ! est dit en substance. La partie de ping-pong continue, les uns avec des raquettes, les autres avec leurs mains. Aujourd'hui écrasé...demain renaissant des ces cendres jusqu'à la nausée qui va et vient. La jeunesse qui ne va pas voter n'est pas à blâmer.. mais blâmons ceux qui devaient porter l'héritage de Môquet, de Blum, de Jaurès alors ! Si l'on doit revendiquer de personnes. Blâmons ceux qui n'ont pas su au long cours, à long terme, conserver ce tissu social, garant de toutes les humanités, de toutes les fraternités et de toutes les solidarités. Et regrettons que ce ne soit pas eux qui est créée un monde meilleur.
Commentaires
les réfractaires
Les vraies victimes de la révolution sont en fait les clercs. Une des premières mesures du gouvernement est de séparer l’Eglise de l’Etat et, dans tout Paris, 300 prêtres sont arrêtés et nombre d’églises fermées. S’asseyant sur les croyances irraisonnables, les Parisiens ouvrent des “clubs”, notamment dans les églises, où hommes et femmes viennent s’instruire et discuter des évolutions politiques dans une heureuse atmosphère enfumée. Conjointement, la Commune valorise l’éducation : égalité entre les sexes, doublement du salaire des instituteurs, des programmes qui mêlent l’intellectuel et le manuel, et des musées, dont le Louvre, qui sont rendus au peuple.
Pour les insurgés, telle L. Michel, le partage du savoir doit mener vers l’ère nouvelle : “On voulait tout à la fois, arts, sciences, littérature, découvertes, la vie flamboyait. On avait hâte de s’échapper du vieux monde” [1]. Mais, armé de 130 000 hommes, commandés par des monarchistes ou des bonapartistes qui reviennent parfois de massacres coloniaux, le vieux monde oppose sa brutalité épaisse aux rêves parisiens. Tout le mois d’avril, des combats dressent les insurgés contre l’armée pour la mainmise sur les forts de banlieues. Les gardes nationaux, bien qu’aidés de bataillons de volontaires, dont des femmes, ne peuvent contenir les avancées versaillaises, et lorsque tombe le fort de Vanves, début mai, Paris est assiégé par le gouvernement légal comme auparavant par la Prusse. Peu après, la bête immonde de la répression pénètre dans Paris par la porte de Saint-Cloud et, en une Semaine Sanglante, elle va réduire à néant les espérances des insurgés.
héophile gauthier
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