mardi 15 avril 2008
Inauguration du store peint et remerciements
vue du store pharmacie Chassaigne Debruyne (Bordeaux) photographie cm
Dimanche en fin de matinée, le ciel était d'avril en robe de chambre, avec de beaux nuages de coton regroupés dans l'immensité bleue. Quelques ami(e)s étaient sortis de la fête de la veille, du lit ou revenaient du marché, des quais, des courses, de la promenade. En ce moment, j'ai l'air je crois d'un revenant (d'ailleurs le journal Sud-ouest a annoncé ma mort paraît-il ! avant de s'excuser paraît-il aussi mais je n'ai pas lu ces articles). Je crois être un revenant, je me sens à l'aise dans cette enveloppe nouvelle, j'ai l'impression de vivre une autre vie et je ne me sens plus toujours être celui qui sourit à des individus qu'il devrait connaître. C'est étrange et parfois agréable quoique déstabilisant. Avoir plusieurs vies est peut-être ce que nous souhaitons tous. J'ai du changer et certains sentiments que j'avais eus, il y a encore pas si longtemps me paraissent si fades que j'éprouve une certaine honte à ressentir des choses plus fortes. Revivre la douceur de l'adolescence ne serait ce que quelques minutes par jour est un but avouable. Quand je flâne dans ce quartier où j'ai passé quelques années, je vais dans l'église Saint Martial pour penser à des gens qui ne vont pas bien, sont malades et dans la tristesse. Une façon de prier sans prier. Je suis un revenant qui aime toujours peindre et écrire. Je suis ravi de voir ce store de toile souple et légère flotter dans le ciel au dessus de la pharmacie. J'écrivais que les ami(e)s étaient là et beaucoup d'artistes parmi eux. J'ai apprécié ce moment, les voir, boire un verre au bar la Myrtille un peu plus loin, dire quelques bêtises, échanger des mots, prendre le pouls des uns et des autres jusqu'à ce que le cours soit à nouveau déserté et silencieux comme il l'est le dimanche.
Merci à vous tous, à toute l'équipe de la pharmacie Chassaigne-Debruyne, à Isabelle Camus (Sud-ouest), à Rolling Stores..
Commentaires
Un lieu doit être également consacré si on veut le rendre réel. On effectue donc un sacrifice cosmogonique. « Par le paradoxe du rite, tout espace consacré coïncide avec le Centre du Monde, tout comme le temps d'un rituel quelconque coïncide avec le temps mythique du « commencement » » (p. 33). L'homme est donc projeté le temps d'un rituel vers ce temps mythique.
Certaines activités ont subit ce qu'Eliade appelle « un long processus de désacralisation ». On peut citer pour exemple la danse, la guerre ou encore la loi. Celles-ci ont aujourd'hui perdu leur caractère sacré bien qu'il existe pour chacune d'entre elles un prototype mythique.
si tu veux voir la photo de ton article en couleur va faire un tour sur mon blog
http://bordeauxchartrons.blogsudouest.com/
bonne continuation
Isabelle
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=116032&pid=8809581
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :