lundi 2 juin 2008
L'art pour l'art de l'art à la rue.
On dirait parfois que la rue, aussi bien que le Musée entérine l'Art. Des choses surprenantes qui ravissent mon oeil de rêveur, friand d'art des années 1950 à nos jours, s'exposent sauvagement et simplement à chaque ou presque coin de rue. Des oeuvres qui pourraient appartenir à Tobey, Pollock, Tapiés, Merz, Christo, Kounellis, de presque authentique Hartung, Lewitt, Serra, Dine ou Twombly pour ne citer que quelques noms qui s'imposent à l'imaginaire; tant leurs griffures, biffures, raclures, éraflures, empilements, taches, marques etc sont homologués dans la mémoire de ceux qui aiment l'Art. Comme si elle rendait des années plus tard aux artistes leur inspiration, la rue sous la forme d'un hommage permanent, sans éclairage, vernissage, étiquetage et marché, s'impose comme un talentueux et sensible commissaire d'expositions.



