le blog de christophe massé

chroniques et informations.

dimanche 29 juin 2008

Rustha Luna (Sous La Tente): Remerciements

rustha_020 rustha luna "sous la tente" 2008 (photographie cm)

Le soleil, samedi. Un grand soleil. Toujours difficile d'arriver quelque part quand la veille c'est le rhum qui a décidé de l'heure de l'endormissement. A dix heures, j'ai imaginé que les gens seraient tous partis vers l'océan tellement le temps était propice à l'évasion. Mais pour certains l'espace de quelques minutes, quelques heures la liberté fût de venir voir les deux oeuvres de Rustha Luna. Cette première exposition Sous La Tente a tenu ses promesses (un dialogue autour d'un travail). De la visite régulière tout au long de la journée et en l'absence prévue du vernissage habituel en ces circonstances; la discussion autour des oeuvres montrées fût permanente et dans le sens de ce nous souhaitions apporter Rustha et moi: Un éclairage particulier. Des "choses" positives autour de ces deux très belles pièces.

Merci à Rezo-net d'avoir posé mon texte à la une de son portail, à Sud-Ouest pour la petite annonce, aux nombreux sites qui relayent sans relâche les informations en Catalogne, en Allemagne, et partout dans l'hexagone, aux ami(e)s qui suivent et me font penser à ces papiers en forme de silhouette que l'on découpent, enfant, et qui forment une guirlande interminable; aux belles présences Richard Cerf, Aline Ribière, Tony Cabrefigue, Patrick Rabiller, les ami(e)s du Pérou, d'Amérique Latine et d'ailleurs, Anne-Karine Péret et bien d'autres..

Un grand Merci à Rustha Luna d'avoir accepté cette invitation et d'essuyer les plâtres.. avec professionnalisme, humour et émotion. Bon vent à ce merveilleux travail, et longue vie au sourire de l'exil, à la présence de cette personnalité de femme sur terre.

à Carine Tarin & Malvina Lawrie (partie avec ses bijoux à Montalivet sur le Marché des Arts) pour leur patience et leur enthousiasme pour le projet Sous La Tente 

rustha_016 Rendez-vous le 28 septembre Sous La Tente.. à moins que Juillet ou Août ne soit propice à un spécial, j'y pense déjà..

 

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samedi 28 juin 2008

Artyshow3/Kirten Lecoq: Les envahisseurs des Capucins; le Marché des artistes.

artyshow_mass_

Troisième édition d'Artyshow. Le dimanche 6 juillet. Kirten Lecoq récidive; elle convie les artistes à partir à l'assaut de la Trémie centrale du Marché bordelais des Capucins. Les anciens invitent un artiste de leur choix. Kirten ne souhaite pas d'élitisme; fidèle à l'idée d'art pour tous avec le plus de qualité possible, elle propose une formule libre tirant les arts-plastiques vers un autre public, pour tenter aussi en une matinée ce lien entre la rue et l'art. Pour couper la Poire en Deux (ce fruit tête et fesses, ce fruit du dialogue en forme ) je vais apporter une peinture et un totem (Pas de Soldes). Je suis en ce moment sur la tête partagée, celle qui retrouve lentement dans le matériau.. la peinture. Du dedans, avec un autre geste de peindre, puis deux et trois.. 

J'ai demandé à Charlie Devier d'accepter mon invitation. Il est d'accord. Ceux qui ne connaissent pas le travail de ce jeune artiste doivent impérativement se rendre compte.

Cette année aussi une belle brochette de créateurs de tout poils de pinceau, de vidéo, d'installation et surprise..  D'isidore Krapo à Joss Burke en passant par Jean-Claude Delannoy, Franck Garcia, Thibault Franc, Chantal Russell, Luc Villard, Régine Azéma, Vodka Rabine sera présentée.

Soyez Capucins.

   

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vendredi 27 juin 2008

Rustha Luna (Sous La tente): Samedi 28 au 28 rue Bouquière à Bordeaux

tapissol rustha luna (droits réservés 2008)

De 10h à 21h aujourd'hui samedi 28, l'artiste Rustha Luna inaugurera Sous La Tente (le programme d'expositions et de rencontres proposé par Christophe Massé au 28 rue Bouquière à Bordeaux) en présentant des oeuvres inédites. Il n'y aura pas de vernissage, juste une relation de curiosité entre un public et le travail d'un créateur tout au long d'une journée. L'artiste sera présente à certaines heures. Comme à chaque instant de la vie, il peut se passer quelque "chose" je vais veiller à rendre ce moment autant convivial qu'enrichissant..

Seul, allongé les yeux perdus dans ce grand ciel du soir. Seul, rejoint par une présence; nos yeux alors inondés par un lac de lumière irisée, délicatement rehaussée comme sur les peintures des grands Fauves, par d'obscures pointes de noir; martinets emportés dans la luxure des lointains courants.

L'exposition ne sera visible qu'aujourd'hui.

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mardi 24 juin 2008

Perpignan: Au centre de la terre (2)

gnan_010 La porte d'entrée de la maison de mon adolescence au 23 rue du puits des chaînes à Perpignan (mai 2008)

Pour Lefre

Je te vois mon vieil ami, planté sous le balcon. Les pieds serrés dans tes santiags interminablement grandes et pointues, ta petite barbiche brune de mousquetaire et la gitanes aux lèvres, un filet de fumée t'irritant le blanc de l'oeil. Je nous vois partir côte à côte vers le centre-ville en nous racontant les dernières histoires de notre petite histoire. Je reviens dans ce quartier comme dans le tien, en pèlerinage, chaque fois que je passe par Perpignan. Et je ne croise que des images de nous.

Nous construisons ses vies qui un jour disparaissent et nous reconstruisons ailleurs sans fondation, avec passion, sans importance, avec persévérance. Nous nous battons contre l'incompréhension et le sentiment d'impuissance, nous traversons les terres brûlées, revenons à la case départ dans les pas des uns pour raviver les songes. Nous n'avons pas la vérité, ni raison et nous enculons de moins en moins de mouches, pour tenter d'atteindre un jour l'essentiel d'une vie de passage. Sois heureux m'avait écrit Léo Ferré. J'ai conservé ces deux mots pour les donner aux jeunes gens que je croise sur ma route. Tu te souviens mon vieil ami, nous avions vingt ans sur la queue de l'hippocampe dans l'azur vers New-York City. Nos casseroles sont allées au bord des falaises, nous avons planté la tente en regardant l'océan. Notre Amérique pour toi est devenue je ne sais pas trop quoi.. mais plus celle de Kafka quand même et pour moi cette plume qui trace sur les murs des villes la tête adoptée à laquelle je reste lié. J'ai aussi adopté une petite tête bien vivante, mon bonheur, qui sera mon dernier combat et une de mes trois dernières raisons de vivre. Notre course dans le vent, le soir dans les ombres froides de l'hiver et la gorge pleine de poils des étés brûlants saupoudrés de sable rouge venu du Sahara. Avec le rire des filles dans notre dos, quand notre pas léger nous conduisait vers les dunes amoureuses.

   

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vendredi 20 juin 2008

Rustha Luna: Une femme du Monde

fadabasseresolution "la bombe" 2007 photographie (1.90x1.00cm) droits réservés/rustha luna

Rustha Luna: Une femme du Monde.

En randonnant sur Internet au hasard des pages parcourues du site de Rustha Luna, j'ai été frappé tout de suite par le fort caractère des oeuvres divulguées. J'ai ressenti cette présence qui m'enchante toujours dans ma découverte d'un nouveau travail. Des ondes positives qui vous font hocher la tête, l'omniprésence de l'idée d'idées. Je me suis senti lentement imprégné par ces images et ma première impression, ce jour là.. se métamorphosa en un besoin d'aller plus loin. L'idée que l'on se fait d'une oeuvre, peut être fausse ou simplement naïve, pourtant véhiculée par le moteur d'une pensée qui principalement me semblait être, non pas un mélange d'idées duquel aurait émergé une série de concepts artistiques, mais la judicieuse utilisation d'un média "clair" dans lequel la femme positionnée comme point de repère, en forme de pointe de compas, donnerait à l'espace alentour un périmétre attribué aux possibles interprétations, sans que pour autant il soit exact de nous éloigner vraiment de la signification que l'artiste voulait en donner. A condition cependant de se trouver dans le magnétisme de la figure et d'être en mesure, sans décrypter sommairement, de se rendre compte.. à l'évidence.. qu'il faut mettre un peu de soi-même pour aller au coeur d'un travail exigent. Ne pas se contenter. Comme ne pas toujours croire que ce que l'on voit est réellement ce que l'on voit. 

Dans l'espace de ce mouvement, une gamme de propositions, non pas radicales mais au libre arbitre; oscillant de la provocation à l'humour, pleine de poésie, conduisant au plaisir esthétique, lui-même débarrassé de la gêne et du flou artistique émergent comme autant de pistes à convoiter. Sans déclarer de guerre au point de vue, Rustha Luna s'applique à le redresser et lui donner ses lettres de noblesse. Elle est sérieuse pour provoquer une réaction poético-subversive et inciter ainsi à travers ce que l'on peut qualifier de position ambiguë;  l'appréhension d'un phénomène. Comment une femme actuelle peut-elle se faire l'interprète des femmes du monde ? Tout en demeurant au plus prés de son identité, tout en étant trés drôle sur les moyens adoptés pour rendre l'image légère. Comme dans un sentiment d'exil lui aussi en osmose avec l'art (avec un a comme air pur) pourrions-nous puiser aujourd'hui matière à la nouveauté ? Reléguant l'aspect folklorique a une prise de position politique et les revendications des femmes au stade du simple militantisme notre société a pipé les dés; Rustha Luna relaye alors à sa façon et crée du lien en passant par des questionnements plus que par l'évidence du jeu de mot, de rôle, et du jeu de piste. Star de quoi ? Femmes d'où ? Effigies pour quand ? Il est parfois utile que des images manufacturées par les artistes soient là pour défendre le point de vue le moins évident. Des serviettes hygiéniques sur lesquelles des drapeaux du monde entier sont brodés à la main par l'artiste, le tout en forme de couvre lit n'est bien évidemment pas créé pour faire de la Politique à la petite semaine.. "Les femmes sont réglées partout dans le monde" dit-elle sur un ton clair, un sourire venant corroborer cette théorie de la nature.. à partir de là.. le drapeau n'est pas forcément l'emblème d'un pays.. il faut comprendre que c'est le même partout. Une histoire de sang peut en cacher une autre. En découvrant cela on découvre autre chose.  L'esthétique du propos et l'utilisation des technologies appropriées confèrent au travail une souplesse comme étant la dernière étape d'un processus complexe de fabrication. Ainsi les robes dont elle va s'affubler sont préparées jusqu'au moindre détail dans l'alcôve d'un micro atelier et sur plusieurs champs d'investigation l'artiste amène lentement le propos, soigne le détail comme on fait de ses ongles des oeuvres d'art et à la manière de Visconti qui dit-on, n'hésitait pas à enfermer des couverts d'époque dans des tiroirs avant de filmer de façon à donner le maximum d'énergie à la pièce; elle s'occupe aussi de l'envers du décor. Il se passe quelque chose en trois dimensions, mais seule une image plane se portera écho de ce travail magnifique de préparation sous la partie immense de l'iceberg. Costume comme ce kimono cousu main en rondelles de coton démaquillantes ou ces accessoires: nunchaku recouvert de perles, et machette à lame sertie de diamants. Nous nous attaquons là aux outils. Ses outils jadis utilisés au Pérou, période durant laquelle elle apprit le métier de la sculpture. Outils de charpentier et d'ébéniste, de sculpteur sur bois transformés en outils servant la virtualité pour les raisons au départ liées à la culture française. Rustha Luna va conserver ce savoir et le transférer vers une autre planète.

Dans la pelote des possibles de son oeuvre, je me suis retrouvé devant un écheveau, j'ai tiré un fil (il paraît que c'est la façon d'agir pour se souvenir de ses rêves le matin..) Tirer sur le fil pour qu'au fur et à mesure puisse se mettre en scène, en piste avec comme principal but de parler des autres. Ce qui fait enfler le paradoxe mais pourtant ne peut pas s'imaginer autrement. Exiger de soi et bouleverser l'image que l'on a de son corps pour parler de ce qui se trouve dans sa tête. Cela tombe assez bien en fait, un fil dépasse.. j'ai tiré et il est apparu des signes quelque peu éloignés les uns des autres mais qui clairement constituent le canevas de la chienne ou la femme en transit, de leur dé-fragmentation à l'exil, le travail peut-être autobiographique, mais aussi parfois changeant ou variant, notre vision peut ne pas se conformer avec celle de l'artiste encore moins avec celle d'autres spectateurs de l'oeuvre. Ce fil  évoque pour moi une certaine résistance, celle des matériaux utilisés dans de nombreuses pièces qui en serait l'emblématique illustration. Il finit en petit amas rouge au milieu d'une photographie d'elle enfant avançant vers les bras de son père.  Le fil dans sa pelote à dénouer, le fil à suivre, le fil a parcourir, celui qui tisse ou dessine d'un point à un autre l'épisodique chemin entre les mers. Encore quelqu'un que je ne connaissais pas, en résistance mais pas en rébellion. Aux commandes d'un travail subtil et puissant à la fois. Immunisé contre les clichés. A prendre en considération que l'on soit homme-femme ou femme-homme, femme-femme ou homme-homme comme les belles choses universelles qui questionnent le sens de la vie et l'endroit où nous mettons les pieds.. sur la terre des hommes.. et des femmes. Rustha Luna: femme du Monde.

sous_la_tente_1_rustha_luna 

Rustha Luna est née à Lima (Pérou). http://www.rusthaluna.com/ Elle vit  et travaille à Bordeaux. Elle présentera le 28 juin 2008  de 10h à 21 heures Sous La Tente au 28 rue Bouquière à Bordeaux des oeuvres inédites.

 

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jeudi 19 juin 2008

Aurélie Diard: Un journal (1)

Aurélie Diard est étudiante en Anthropologie à Bordeaux. Elle se passionne d'Art, elle pratique la Peinture et l'Ecriture. Je me souviens qu'elle avait fait lire ses textes à mon éditeur qui me demanda un avis. Je fis la proposition à Aurélie de me rejoindre en ville, et nous fîmes ensemble un parcours dans Bordeaux pour aller voir quelques expositions, tout en parlant de nos passions. Une fois un peu orientée vers certains lieux culturels de la ville, j'ai continué à lui envoyer mes informations. Un an plus tard, j'ai eu l'agréable surprise d'avoir sa visite à l'atelier. La surprise aussi de voir son épanouissement comme cette vocation installée pour l'anthropologie, un beau travail sur les Manouches avancé et le projet de partir vivre et poursuivre ses études en Roumanie à partir de septembre. Aurélie a accepté ma proposition d'écrire ici dans ce Blog un journal sur cette expérience, de semaine en semaine. Accompagné d'une photographie personnelle. Voici donc le premier envoi.

023 "Pyrénées" Aurélie Diard (droits réservés)

La  vie apprend des choses qu’on aurait préféré ne pas savoir. Il va falloir partir, il va falloir laisser, il va falloir sourire mais aussi pleurer.

Des images se battent et je ne sais pas faire le tri : je garde beaucoup de choses. En parler, donner son avis et écouter celui des autres. Mais je sais pourtant. Mais je ne veux pas savoir. Peut-être attendrai-je le dernier moment ?

Ne pas penser. Aller là où je m’emporte seule. Grâce aux gens que je croise, qui me sourient ou qui crient. Des signes, partout des signes ; c’est tout le temps comme ça. On veut partir quelque part et tout autour de soi semble être de cet endroit.

Comprendre ces gens… En serai-je capable ? Aurai-je assez de courage pour aller jusqu’au bout ? Pour les regarder droit dans les yeux sans baisser la tête ? Pour ne pas abandonner en route ?

Mais qu’en est-il de partir ? Que leur dire ? Que LUI dire ?

Ne rien promettre : je suis humaine. La vie et ses problèmes, la vie et ses solutions, la vie et son destin.

Assoiffée de savoirs, de mots, d’expressions et de costumes. Je veux y aller, je veux, je veux.

Mais quoi exactement ?


   

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dimanche 15 juin 2008

Inauguration de L'atelier Tarin, Lawrie, Massé: Remerciements.

lio_024 Le matin, les "filles" sont arrivées avec leur joli moral en bandoulière et l'énergie des beaux jours au lendemain qui chante. J'ai passé du cif partout devant la vitrine et j'ai astiqué les petits carreaux multicolores au balai brosse, jusqu'à ce qu'une odeur de détergent remplace celle de l'urine des grands chiens. Balayer devant sa porte et ne pas voir midi à quatorze heures. A treize heures Vendredi treize, il pleuvait. Quelques chats circulaient sur le pavé luisant.  Dans le fond de l'atelier, Je me suis déguisé en Patrick Sébastien. Nous avons grignoté un morceau de fromage bio offert par Etienne avec un verre de Bordeaux. Il faisait gris, le ciel menaçait.. Je suis allé chercher quelques cigarillos en m'adressant à Odin pour qu'il nous change un peu le décorum. L'atelier était comme nous en avions "rêvés" tous les trois: un peu feng-shui sans trop, un peu cosy, un peu chaud room, un peu arty, un peu crado, mélange robuste et acidulé. Trois êtres, trois oeuvres éloignées et quelques points de rassemblement: la couleur par exemple. Oui la couleur. Aux antipodes aussi, le lisse chez Carine, le strié chez Malvina, le rugueux chez moi. A seize heures, un grand soleil inondait la rue.. Et ils sont arrivés au compte goutte, puis en force, en masse, léger et détendus.. les ami(e)s des uns, les copains des autres; des curieux et des précieux. Un monde. Le notre. Un notre monde dirait Jean-Claude Delannoy. Ils sont venus et sont restés. La France du football pendant ce temps prenait l'eau. Dans la rue, la vie du vendredi soir battait son plein. Avec les filles je me suis retrouvé un instant dans le fond de l'atelier, il devait être presque deux heures.. nous nous sommes regardés quelques secondes avec un bon sourire en plein milieu du visage. Le rideau est tombé sur les derniers visiteurs. Inauguration: première étape d'un parcours d'équipe, dans lequel il y aura des descentes dans la poudreuse et des slaloms spéciaux et ce n'est pas dit que nous nous risquions pas à faire aussi un peu de luge et pourquoi pas d'ailleurs du remonte pente pour aller respirer l'air des sommets. C'est ce que vous nous avez souhaité de chouette. Alors ! On s'engage.

Merci. Un grand Merci ! à ceux qui proposent la grâce, l'affection, le réconfort et d'un panier de cerises à une bouteille de grand Saint-Emilion, leur générosité... l'amitié.. Rencontre.. tu seras toujours le moteur de la respiration pour la liberté.      

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vendredi 13 juin 2008

Cordialement invité chez Tarin, Lawrie, Massé

liop_005 dans les reflets de l'atelier (photographie cm 2008)

" La fonction de l'artiste est fort claire : il doit ouvrir un atelier, et y prendre en réparation le monde, par fragments, comme il lui vient " Francis Ponge

Je ne pouvais pas rêver de mieux que cette belle ligne de Francis Ponge postée en commentaires de l'article récent sur l'inauguration de l'atelier, par les amis du Poulailler dans le nord, décidément attentifs. 

C'est aujourd'hui à partir de 16 heures au 28 rue Bouquière à Bordeaux. Nous (Carine Tarin, Malvina Lawrie et moi) inaugurons l'Atelier. Comme chaque grand moment d'une vie.. une fête s'impose. Je ne sais pas si celui là en est un. Il me semble pourtant qu'un certain bon feel est là. C'est cela la vie ! Commencer une histoire avec des êtres sensibles pour le meilleur et pour le pire et partager en silence comme dans le vacarme certains autres bonheurs et tristesses. Tout en extrayant d'un lieu sa substance pour en élaborer comme me l'écrivait Jean Dubuffet un miel savoureux ou une puante salade.. 

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jeudi 12 juin 2008

Laure Delhaye ou la remise en forme du pochon

lop_001 Je n'achète jamais rien de ce que je crois être futile. Consommer est une trop grande illusion pour moi. J'achète pour manger et boire. Je n'ai jamais trop succombé au superficiel. J'aime ramasser les "choses" perdues, jetées, oubliées. La récupération est essentielle en ce sens; dans son aspect morbide et vital comme le compost. Sur ma tête, je pose des casquettes d'un autre temps, d'une autre vie. Les cadeaux m'irritent. Je n'aime pas les anniversaires, les fêtes de tout le Monde (Papa, Maman, Valentin, Noël etc..) et ce rituel qui consiste à offrir après concertation/cotisation chaque année, pendant des années, un cadeau. Qu'est ce qui te ferait plaisir ? Une machine à laver le linge ou une machine à laver la vaisselle ? Le dernier machin pour faire un mauvais café what else ou un narguilé automatique pour fumer de l'eau ? Aussi mes coups de coeur en sont de particulier. Ils se déclarent brutalement.. en deux ou trois temps après le regard, ils se concrétisent.. une rencontre, le plaisir. . C'est ainsi que je suis tombé gravement accroc du petit porte-monnaie fabriqué par Laure Delhaye créatrice d'objets (f)utiles: blague à tabac, porte-monnaie, porte-cartes, portefeuille etc.. Avec des sacs en plastique que la jeune-femme manufacture selon un procédé inventé pour un résultat parfait: surpiqué, costaud, beau, élégant, rehaussé par un bouton pression nacré. Je me pâme avec mon machin dans le pantalon pendant des semaines, jusqu'à la corde usant d'un bonheur poétique mon acquisition. J'ai opté pour un lettrage sobre d'un côté: ntre de l'autre: teu en lettres blanches sur fond bleu éculé. Du bleu de la mer de mon pays à Port-Vendres et le blanc est celui du sel des marais, couleurs qui me transportent dans la tramontane quelques secondes par jour quand j'achète du pain ou donne une pièce à ma fille pour une sucette. Il s'use en compagnie des clefs, de mon couteau au fond de la poche. C'est un bel objet, simple et utile qui va disparaître dans mille ans avec les pluies du temps.   

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lundi 9 juin 2008

Freezing: Que personne ne bouge !

iulo_054 photographie anne massé 2008

Bordeaux: le 06 juin 2008, face à la place de la Bourse, autour et sur le miroir d'eau. Des personnes se retrouvent a un moment donné sur invitation pour un freezing. J'ai pu participer à cette action qui consiste au coup de sifflet à garder une posture et ne plus bouger jusqu'au second coup de sifflet. Selon le nombre des intervenants, un silence s'instaure, la surprise est visible chez les spectateurs témoins du happening. Un moment de quelques minutes avec en point d'orgue le retour à la normale quand chacun comme si rien n'était s'active à nouveau.. Des documents filmés circuleront sans doute, pour garder la magie de cet instant. Je n'ai pas souhaité en savoir plus ni m'attarder.. oui juste reprendre le cours de ma journée.. Ma fille (six ans) a apprécié l'instant... même si elle m'a dit avoir un peu, beaucoup bougé !   

merci à véric pour l'invitation, aux couturières pour l'organisation de ce moment, à anne et la Zo.

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