le blog de christophe massé

Christophe Massé: chroniques et informations.

vendredi 4 mars 2011

William Acin Sous La Tente: (remerciements)

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Or ni car, au temps perdu Acin emporte la poussière. Tapis de roi contre cache-misère.

Aujourd'hui je m'occupe d'organiser des expositions dans mon atelier Sous La Tente et mes idées se sont encore raffermies vers ce refuge et vers ces présentations de brèves durées liées au lieu, et dans le temps qui est accordé pour qu'il s'étire vers celui de la rencontre et devienne le plus exceptionnel possible. Depuis Lundi dernier, j'ai passé quelques heures chaque jour avec William Acin. Cheminant de l'expectative aux finitions, dans un souci permanent d'établir moins d'une courte distance et jusqu'aux affinités maintenant possibles, en creusant dans ce sillon commun, pour en extraire des prélèvements amicaux, sentimentaux & "professionnels" vitaux. De la famille, aux ami(e)s, à l'art et à la société, les sujets de discussions ont dessiné un grand ciel, parfois assombri par la gravité de nos exigences et de quelques propos qui sont venus corriger, au sens propre et figuré, ce que nous pensons parfois en commun des griffures de l'existence. En William Acin, j'ai rencontré un artiste authentique qui s'amuse avec nos codes et propose, sans se leurrer, une vision acerbe et complexe d'une courte époque contemporaine. L'installation de ses pièces indépendantes était préméditée comme dans un jeu d'occasion trouvé chez Emmaüs et dans lequel se serait glissé des morceaux d'un autre puzzle identique, du même modèle, mais qu'il aurait fallu entrer de force pour les intégrer et les rendre homogènes au reste du lot. William est fin, subtil, extra-fin je vais dire. Il a vite arrêté de jouer avec les possibles. Il montre ce qu'il prépare à l'avance et garde dans ses boutades spontanées ce qui vraiment peut servir à l'action. J'ai vu un individu sur son métier, arrêter soudain d'improviser pour se compliquer sa vie. Une fois les devinettes au placard, il a aligné dans l'ordre d'apparition les choses au mur, au plafond, au sol, et plus tard pour être projetées. La politique est au cœur de son art, les relations humaines aussi, le slogan de nos vies en déroute, le marketing. Ce tout, érigé en indispensable misère et qui accompagne parfois les nouvelles technologies lui sert de métamorphose avant un jour de lui sauver la vie. Il a le désir enfoui de rendre à l'art ses lettres de ridiculesse et de noblesse comme dans cette origine du monde dans laquelle celui qui ne court pas avec son maître est hors circuit. Nous sommes ici Sous La Tente au cœur d'un débat artistique fabriqué et façonné par nous-même et à l'aise comme dans la plupart des lieux "underground" de jadis distribuant certains jalons & idées. Pépites prises encore dans le filon que d'autres peu scrupuleux des chronologies pourront réactiver et mettre à la mode. Si notre subversion l'emporte La Police viendra nous demander des comptes et nous interdire la vie, ou pire si les éléments de notre folie nous entraînent plus loin, L'Hôpital et la Psychiatrie seront là pour nous apporter les solutions auxquelles nous devrions croire illico. A moins que ce ne soit cette chère Institution et quelques galeries municipales qui proposent le rachat de nos parts pour un quignon de retraite et dans notre dos pour proposer avec cet argent roi, une réhabilitation qui saluera notre utilité publique. En somme les trois façons les plus concluantes de ne pas reconnaître une certaine liberté sont réunies et il va falloir du courage comme dit Sophie, pour venir visiter la Tente et y exposer dans les années à venir..

La confection. Pour moi à ce regard nouveau, lorsqu'il fabrique, assemble et élimine pour incorporer et éclairer derechef. La vidéo sera elle aussi dans l'ordre répétitif un classique du son vroum-vroum et le lieu des oublis. Là c'est terminé mais ça repart trés vite et nous rappellerons que les enjoliveurs oubliés par les mariés avec la voiture du crash sont parés du crépon de cette dernière comme le deuil de tout qui se fait lentement. Mais sans le mortuaire et en coup de vent, vers les yourtes en forme de tente qui peuplent certains déserts, là où des hommes oubliés ont encore la solution d'aller soit à la chasse, soit de rester planqués pour boire le thé éternel. Un jour sur deux, une semaine sur deux.

Un grand merci à William Acin, aux ami(e)s et visiteurs nouveaux et fidèles. Au sponsor vin de cette session Denis Thomas, à la chouette Garbure d'Émilia, aux petites bouteilles apportées par des visiteurs élégants. A ceux et celles qui transmettent l'information et font de Sous La Tente leur campement. Aux jeunes gens venus en force ce coup-ci. A  Lucie de ne pas avoir écrit mais tutoyé le vieux. A Carine. A Malvina (excusée). Le Temps Presse ! (On ne croit jamais si bien dire !) Vive l'Art !

Marlaine Bournel prépare deux expositions pour continuer son travail et son programme. En raison de l'exposition MasséX3 à Lormont en Avril/Mai il n'y aura pas de Sous La Tente le 28 Mars. Merci d'en prendre note.

Rappel: Des cartes-postales Sous La Tente originales et inédites sont en vente à L'Atelier. Leur vente permettra de réaliser une carte-postale nouvelle désormais pour chaque exposition. Nous remercions Artena/Marseille pour son soutien et son amitié.

Posté par autoportrait à 11:35 - Sous La Tente (informations, remerciements) - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Hédokafana

    L’école Masstraquahana du café spanda évoque le frémissement, le bruissement constant de l’univers manifesté et invite en quelque sorte le tantrika à saisir « l’entre deux », « la faille » pour accéder à l’Eveil.
    L’une des caractéristiques fondamentales des écoles Massahna, réside dans l’utilisation extrêmement élaborée, fort plaisante par ailleurs, des sons, des vibrations, des formules sacrées et secrètes : les mantra. Par la puissance du verbe, de la parole, les condensent, tout en la diversifiant à l’infini, la puissance même de l’univers.

    Hédokafana .

    Posté par hédo rimpo, samedi 5 mars 2011 à 21:53

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