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Christophe Massé: chroniques et informations.

samedi 15 novembre 2014

JF Chapelle expose Sous La Tente (Bordeaux)

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Christophe Massé

 présente

 JF Chapelle

 Vendredi 28 novembre 2014

 11h/20h

Entrée Libre

 Sous La Tente 28 rue Bouquière 33000 Bordeaux (France)

 

Depuis longtemps JF Chapelle n’est plus sur Facebook. Comme un roi de cœur au pays des rois de pique.

Il y a deux JF Chapelle. Celui qui donne dans l’impression et celui impressionnant qui se tait. Deux masses : L’une érudite et l’autre tendre.Un jour de novembre 2013, un type entre dans l’Atelier, je ne me souviens plus pour quel prétexte ; si il y en avait un, ou si une raison allait ou devait l’emporter ; une bonne, une pitoyable. On ne sait jamais et je ne me pose pas toujours vraiment la (bonne) question.Il m’est arrivé de rencontrer des gens qui ont feint d’avoir pénétré dans ce lieu par pur hasard, et que j’ai laissé se débrouiller avec leurs contradictions et d’autres que j’ai inspecté comme on le fait avec une hémorragie. Tant mon idée de la rencontre respecte la terrible histoire des hommes et de leur besoin de communiquer, parfois leur vanité ou leur désarroi et tant d’autres choses. La frontière est ténue et j’aime l’aspect strident d’un ustensile dans la gamelle.  Toujours la réalité des ensembles de faits dans la Superstructure et tourner autour du pot ou aller franchement droit au but. Les styles se confondent. C’est comme ça ! Avec l’humanité comme en art.Ce jour là, ce type prenait tout le contre-jour, un filet de lumière dépassait tout autour de sa silhouette comme ces personnages en bois sur le bord des routes. JF Chapelle a accepté ma proposition de s’asseoir. Il ne boit pas. Ni café, ni vin. Il ne fume pas (à ce moment là je fumais) et il s’est vite retrouvé dans l’atmosphère très saturé de ma petite pièce de travail. Je ne sais pas ce qui est arrivé mais j’ai eu tout de suite envie, à la vue des petites planches de travaux qu’il me poussait sous le nez, de lui proposer une exposition. A l’horizon, loin très loin. Il était ému, je crois même que tout en haut, au dessus de sa tête au milieu des miennes, j’ai vu un peu de buée s’évaporait de sa carcasse. De la brume au sommet, comme sur les monts qui apparaissent entre des pans de jungle dans les films de Tarzan.Plus tard, l’homme est revenu avec de l’Armagnac, nous avons échangé des histoires de l’Art et nos points communs pour le mot, la lettre, le mail-art et d’autres contes ont gagné du terrain. Il a préparé une exposition. Je l’imagine rétrospective, comme celles que dans cet univers il est possible de configurer. Une exposition avec des instants qui vont se préciser et faire le lit à des fragments, éléments, préoccupations, lubies, envies, au service des histoires et du mot. JF aime le mot, sa forme et jouer avec lui, lui parler et le regarder s’imprimer. Il se tamponne avec. Il cherche et trouve à s’extirper de la gangue gluante des encres interminables.Prompt, enfantin, tendre, simple, cultivé en art comme le jardin de Marie sous la pluie et les graines de courges qui luisent au centre du terreau, JF est un sensible qui cherche, creuse pour trouver de l’eau pure. Il va forer et plus tard d’autres idées jailliront.Il montre son travail avec toute l’homéopathie qui d’ordinaire n’est pas toujours de rigueur dans les manifestations ou se regroupent des proches de Fluxus, Dada, de l’Art-Postal, du Network et autre courant de fédérations. Il propose des œuvres directes.Plusieurs collections publiques dans le Monde renferment ses objets, dont le prestigieux MOMA à New-York. Il fait des petits livres. Des tirages limités à nous.

Un roi de cœur au pays des rois de pique.

Il proposera sa première exposition personnelle en France, en exclusivité Sous La Tente le lieu qui inédite, le vendredi 28 novembre pour la dernière présentation annuelle. « Exceptionnellement jusqu’à 20 heures ! Pour que j’aille dormir plus tôt, si tu es d’accord ? » Fût l’ultime phrase de notre dernier entretien.  

Christophe Massé, le 12 novembre 2014

Posté par autoportrait à 18:35 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    hédo tata

    Chapelle ardente sous ma tante
    Chapelle expiatoire sur les traces de la révolution plastique à rebrousse-poil des sentiers battus. Devenue monument national ouvert à la visite, la chapelle expiatoire se compose d’un vestibule, d’un jardin intérieur et d’une chapelle ornée de sculptures et d’objets datant de l’époque de sa construction.
    Salut à toi fils de la lumière

    Posté par hédo, lundi 17 novembre 2014 à 20:10
    • Christophe Massé
       présente
       JF Chapelle

       Vendredi 28 novembre 2014
       11h/20h
      Entrée Libre
       Sous La Tente 28 rue Bouquière 33000 Bordeaux (France)

       
      Depuis longtemps JF Chapelle n’est plus sur Facebook. Comme un roi de cœur au pays des rois de pique.

      Il y a deux JF Chapelle. Celui qui donne dans l’impression et celui impressionnant qui se tait. Deux masses : L’une érudite et l’autre tendre.Un jour de novembre 2013, un type entre dans l’Atelier, je ne me souviens plus pour quel prétexte ; si il y en avait un, ou si une raison allait ou devait l’emporter ; une bonne, une pitoyable. On ne sait jamais et je ne me pose pas toujours vraiment la (bonne) question.Il m’est arrivé de rencontrer des gens qui ont feint d’avoir pénétré dans ce lieu par pur hasard, et que j’ai laissé se débrouiller avec leurs contradictions et d’autres que j’ai inspecté comme on le fait avec une hémorragie. Tant mon idée de la rencontre respecte la terrible histoire des hommes et de leur besoin de communiquer, parfois leur vanité ou leur désarroi et tant d’autres choses. La frontière est ténue et j’aime l’aspect strident d’un ustensile dans la gamelle.  Toujours la réalité des ensembles de faits dans la Superstructure et tourner autour du pot ou aller franchement droit au but. Les styles se confondent. C’est comme ça ! Avec l’humanité comme en art.Ce jour là, ce type prenait tout le contre-jour, un filet de lumière dépassait tout autour de sa silhouette comme ces personnages en bois sur le bord des routes. JF Chapelle a accepté ma proposition de s’asseoir. Il ne boit pas. Ni café, ni vin. Il ne fume pas (à ce moment là je fumais) et il s’est vite retrouvé dans l’atmosphère très saturé de ma petite pièce de travail. Je ne sais pas ce qui est arrivé mais j’ai eu tout de suite envie, à la vue des petites planches de travaux qu’il me poussait sous le nez, de lui proposer une exposition. A l’horizon, loin très loin. Il était ému, je crois même que tout en haut, au dessus de sa tête au milieu des miennes, j’ai vu un peu de buée s’évaporait de sa carcasse. De la brume au sommet, comme sur les monts qui apparaissent entre des pans de jungle dans les films de Tarzan.Plus tard, l’homme est revenu avec de l’Armagnac, nous avons échangé des histoires de l’Art et nos points communs pour le mot, la lettre, le mail-art et d’autres contes ont gagné du terrain. Il a préparé une exposition. Je l’imagine rétrospective, comme celles que dans cet univers il est possible de configurer. Une exposition avec des instants qui vont se préciser et faire le lit à des fragments, éléments, préoccupations, lubies, envies, au service des histoires et du mot. JF aime le mot, sa forme et jouer avec lui, lui parler et le regarder s’imprimer. Il se tamponne avec. Il cherche et trouve à s’extirper de la gangue gluante des encres interminables.Prompt, enfantin, tendre, simple, cultivé en art comme le jardin de Marie sous la pluie et les graines de courges qui luisent au centre du terreau, JF est un sensible qui cherche, creuse pour trouver de l’eau pure. Il va forer et plus tard d’autres idées jailliront.Il montre son travail avec toute l’homéopathie qui d’ordinaire n’est pas toujours de rigueur dans les manifestations ou se regroupent des proches de Fluxus, Dada, de l’Art-Postal, du Network et autre courant de fédérations. Il propose des œuvres directes.Plusieurs collections publiques dans le Monde renferment ses objets, dont le prestigieux MOMA à New-York. Il fait des petits livres. Des tirages limités à nous.

      Un roi de cœur au pays des rois de pique.

      Il proposera sa première exposition personnelle en France, en exclusivité Sous La Tente le lieu qui inédite, le vendredi 28 novembre pour la dernière présentation annuelle. « Exceptionnellement jusqu’à 20 heures ! Pour que j’aille dormir plus tôt, si tu es d’accord ? » Fût l’ultime phrase de notre dernier entretien.  

      Christophe Massé, le 12 novembre 2014

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      Christophe Massé
      http://toffer.canalblog.com/
      http://tetes.canalblog.com/
      Sous La Tente/ Un lieu indépendant pour l'Art contemporain & les rencontres
      http://surface2rep.canalblog.com/
      Atelier: 28 rue Bouquière 33000 Bordeaux (France) Visite sur rendez-vous.

      Posté par autoportrait, jeudi 20 novembre 2014 à 16:56

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