le blog de christophe massé

chroniques et informations.

lundi 16 novembre 2009

Sous La Tente: Patrick Genty

 

Patrick_Genty_Sous_La_tente_2009_12

Christophe Massé

présente

Sous La Tente

Patrick Genty

Transhumance

samedi 28 Novembre 2009

de 11h à 21 heures

28 rue Bouquière 33000 Bordeaux (France)

Au tout début des années 1980, j'ai rencontré dans une rue quelques minutes  Patrick Genty. De passage à Perpignan, il se trouvait en compagnie de Patrick Varetz. Nous avons échangé une phrase, peut-être deux. Je ne sais toujours pas si j'ai rêvé cet instant, si l'on me l'a raconté, ou si tout simplement il a existé vraiment. Nous en avons parlé et j'ai encore oublié. Ma mémoire se volatilise comme si des volets étaient en train de claquer partout dans la maison et le son violent de ces écrasements endommage chaque fois mon audition ou ce qu'il en reste pour, avec l'odeur des rues et celle des hommes me faire une idée d'un vécu qui n'a en fait pas existé, ou peu. Dans mon processus interminable comme extraordinaire de rencontres qui n'en finissent plus d'apporter confusion et bien-être, j'ai retrouvé quelques vingt ans plus tard sur le quai d'une gare, dans un poulailler à Lille où dans une campagne glacée près des vaches et non loin du désert des tartares; un homme gentil, doux, prévenant comme complexe sans doute. Une amitié simple, épisodique pareille à celle jaillissant du creux des mains des passeurs est née lentement dans le silence de: l'on doit faire; aux foudres:de faisons. Nous sommes parvenus dans un jeu des mémoires, à la reconstitution d'un petit puzzle qui peut permettre, en rattachant certaines pièces de nos univers une fascination pour la série, les mots qui superposés veulent dire autre chose, le silence dans l'attente de la complication, l'envie d'échanger là où l'opportunisme est de rigueur, le plaisir dans le sabordage ou le largué les amarres,  de se faire une idée des hommes que nous sommes.

Sous La Tente va présenter pour la première fois un artiste/organisateur d'expositions, quelque part passeur. Cette exposition, ce moment sont aussi volontairement orientés  vers la découverte d'un  fragment du travail de plasticien de Patrick Genty qui depuis sa rencontre avec Robert Tatin lors d'une collaboration de cinq ans dans le Musée de ce dernier à Cossé-le-Vivien, d'expositions à Paris, Montréal, et Lille dont il est proche voisin, comme sur d'autres aspects; constituera le premier volet d'un échange entre Le Poulailler la galerie d'art contemporain à la campagne que Patrick dirige à Wannehain et  l'Atelier de la rue Bouquière à Bordeaux.

L'exposition inédite de Patrick Genty durera une journée le 28 Novembre en sa présence. Je vous invite à venir le rencontrer durant la journée de 11h à 21h. Un moment convivial aura lieu à partir de 19 heures.

 

Patrick Genty présente cette rencontre et son travail ci-dessous.


Faire venir de sa campagne l’ours du Nord n’est pas chose aisée. Mais l’espace SLT de l’Atelier rue Bouquière à Bordeaux a réussi à mettre en marche le plasticien qui hibernait en moi.

 

- Ruminer : Parfait moyen pour réinterpréter ma réflexion datant de 2003 à propos de l’identité. Il s’agissait alors de profiter de l’espace gratuit proposé par le site Fotolog http://www.fotolog.com/littlenemo/about  et surtout d’utiliser la formule de mise en ligne des photographies, une par jour, pour inscrire dans le temps la collecte des images. Ainsi laisser venir vis-à-vis du modèle la manière de réaliser mes clichés et me mesurer à une discipline amusante puis avec le temps exigeante de la prise de vue journalière.

Le choix des têtes de vaches s’est imposé par la proximité des fermes et des champs qui entourent mon habitation. Beuglements matinaux, plainte des génisses, bruits de sabots dans des hangars, autant de stimuli auditifs qui m’ont donné l’envie d’aller voir de plus près mes remuants voisins.

- Associer : Nemo - personne en latin, un de mes compagnons de voyage, héros mythique de la bande dessinée de Winsor McCay m’a permis de réaliser en octobre 2003 ce travail à couvert. Mon but était à ce moment d’endosser l’habit de chasseur d’images – bucoliques – et mon exigence était de capturer, une fois par jour, le numéro d’identification accroché aux oreilles de l’animal. L’identité, l’individu, l’animal sa réduction numérotée, la traçabilité, autant d’éléments qui ont gravité autour de la notion d’individualité dans cette série.

- Quêter : Cheminant faisant je me suis rendu compte que l’acte, qui me faisait rapporter journellement le numéro lié à un animal, était beaucoup moins anodin qu’il n’y paraissait au départ de ma collecte d’images. D’abord la posture de photographe face au modèle était difficile à prendre. Ici, pas un reportage sur la campagne ou une appétence complaisante vis-à-vis de la gente bovine, seulement la mise à l’épreuve du temps par la prise de vue. Petit à petit, une mécanique routinière semblait s’installer, c’est à ce moment que j’ai relié l’action de prise de vue à la pratique des katas formes. Gestuelle qui donne par exemple à la pratique du Kyudo - La voie de l’arc son esthétique.

- Portraiturer : " photo povera ", sa revendication du refus de sophistication technologique, n’est pas sans influencer ma pratique. Il s’agit, à l’instar du tir à l’arc japonais, de me placer devant la cible et de réaliser avec le moins d’intention esthétique possible le cliché. C’est dans cette disposition d’esprit que j’avais réalisé le premier état de mon travail photographique.

- Apprivoiser : En 2006, une nouvelle occasion m’avait fait reprendre cette pratique pour les " Fenêtres qui parlent " à Lille (période où habitants et artistes se rencontrent et mettent au point, pour certain projet, une stratégie d’exposition aux fenêtres des maisons). J’avais proposé une illustration de ce métier de " chasseur de têtes ". L’exposition durait un mois et j’avais à ma disposition deux fenêtres, que j’utilisais comme présentoir des trophées ramenés chaque jour. Performance partagée par les habitants qui accueillaient mon travail puisque tous les jours ils devaient installer une nouvelle photographie livrée quotidiennement. La proximité d’une école dans ce quartier très urbanisé de Lille Moulin donnait à ces deux tableaux un aspect intriguant par l’accrochage journalier et au fur et, à mesure des jours passés, le côté feuilleton campagnard souhaité sait fait comprendre à l’arrivée de chaque nouvelle tête.

- Établir : L’expérience concluante à Lille et l’invitation de Christophe Massé à exposer à l’Atelier m’ont donné l’idée de faire " descendre " un troupeau au centre de Bordeaux et de réactualiser ma pratique de la chasse.

Pour " Sous La Tente " j’aime à imaginer une confrontation fraternelle des têtes de Christophe d’avec mon cheptel.

Transhumance semble être un titre possible pour ce 28 novembre. http://www.flickr.com/photos/patrickgenty/

 - Animaliser : Le modèle, la limite, la distance, le temps, le regard bovin, la campagne du Pévèle entre Flandre et Wallonie sont les enjeux de ces images capturées journellement.

Le temps du rassemblement s’est effectué entre le 1 septembre et le 31 octobre 2009 pour constituer le troupeau. Le début de novembre sera la durée nécessaire pour faire entrer le troupeau " Sous La Tente".

Tente des grandes transhumances, des voyages entre Nord, terre d’Oïl, et le pays d’Oc, endroit où il sera possible d’imaginer je le suppose le ruminement et les atermoiements de mes modèles pas toujours dociles.

 En ces temps où le lait coule sur les champs européens, où les animaux de boucherie sont devenus vecteurs de grandes pandémies annoncées, les regards, que j’espère amusés de mes modèles bovins seront là pour nous témoigner de la possibilité de rester pour le moins trans-humain.

(L’actualité me donne l’occasion de soutenir mon propos par La Leçon de sagesse des vaches folles, dernier article de Claude Lévi-Strauss) http://etudesrurales.revues.org/document27.html

- Portraiturer : Pendant le temps de la visite, il sera possible pour les personnes qui le désirent, de se faire " tirer " le portrait de l’oreille avec une boucle d’identification bovine. Ainsi faire partie du néo cheptel bordelais. Les participants recevront ensuite leur photographie numérotée et signée attestant de leur nouveau statut ! http://www.fotolog.com/littlenemo/3027120

Patrick Genty

 

 

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samedi 14 novembre 2009

Christophe Massé au Théâtre du Pont Tournant : Fragment du Journal de la Traversée.

ombre_de_tof_par_Anne_Mass__2009 (dr anne massé 2009)

"Une âme est un composé de feu et de cristal de roche. Austère et dure comme l'Ancien Testament, mais douce comme le geste délicat du bout de ses doigts lorsqu'il caressait, parfois, mes cils." Etty Hillesum Une vie bouleversée (Points/Seuil)

Sur une proposition de Hélène des Ligneris,  le Théâtre du Pont Tournant en partenariat avec La librairie La Machine à Lire va accueillir un fragment plastique de mon Journal de la Traversée. Cette exposition débutera en même temps que la représentation par la Compagnie Le Théâtre de L'Arc-en-ciel, de la pièce: Etty Hillesum d'après l'œuvre de Etty Hillesum Une Vie bouleversée.

Je n'ai pas travaillé pour illustrer ce récit littéraire, mais cette série composée de poutrelles traitées à coups de marteau, entièrement recouvertes de têtes peintes, d'un grand totem de la série des désenchantés, d'une série de piquets de clôtures, de canettes de boissons alcoolisées & sodas écrasées par les automobiles, peintes puis montées sur socle, ainsi qu'une tête en céramique réalisée avec la participation technique de la céramiste Carine Tarin, est certainement imprégnée d'un sentiment d'immense solitude comme de doute, celui qui plane au dessus de la question: Croire aux hommes ?

Pourtant cette extraordinaire femme n'a cessé de croire aux hommes et malgré le pire. Etty Hillesum dans une grande partie de son journal et avant que viennent les lettres écrites dans le camp d'extermination de Westerbork et sa mort à Auschwitz, nous entraîne pendant la seconde guerre mondiale dans une quête émouvante et étonnante, un questionnement permanent intuitif et plein d'humour, d'une féminité merveilleuse. A tel point que nous pouvons nous questionner sur, quel aurait pu devenir cette merveilleuse prose, si son destin n'avait pas connu ce bouleversement et cette fin tragique. 

 

la_machine___lire_2009_photo_cm vitrine de Novembre 2009 de La Machine à Lire Place du Parlement à Bordeaux (photographie dr)

La Librairie La Machine à Lire consacre une moitié de vitrine à cet évènement, à l'œuvre de Etty Hillesum. Elle me fait l'honneur d'accueillir aussi une pièce en bois acrylique huile et divers.


Christophe Massé/Un fragment du journal de la traversée présenté au Théâtre du Pont Tournant à Bordeaux/Bacalan. Rencontre le 26 novembre à 19 heures.

Etty Hillesum d'après une Vie bouleversée d'Etty Hillesum par le Théâtre de l'Arc-en-ciel du 26 au 28 à 20h30 et dimanche 29 à 16h Théâtre du Pont Tournant à Bordeaux/Bacalan.

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jeudi 5 novembre 2009

Têtes in América

DSCN1224 Christophe Massé acrylique sur papier d'emballage (dr bruce sprin&grü novembre 2009 dr)

En novembre ma tête est dans l'air de New-York City. C'est l'Amérique quinze ans après. Broadway mais un petit peu dans le New-Jersey aussi.

Merci à toi Big Grondin, à Pier and Soph, à Florence et à toute l'équipe de la Grü Gallery

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lundi 2 novembre 2009

Claude Massé à Bordeaux chez Isidore Krapo

claude_mass__2009_photographie_cm Claude Massé à Céret (dr cm 2009)

Quelques petites choses que je sais de mon père

Claude Massé a toujours l'œil. Un œil sur l'art, depuis les années 1950 à aujourd'hui. Il m'a fait découvrir certaines des choses qui ont contribué à me rendre curieux puis passionné. Il m'a renseigné sur l'art du passage. Ensuite, nous ne nous sommes pas vus et nos libertés conditionnelles ont cheminé sans jamais vraiment se croiser, même si certaines de nos amitiés communes et de nos croyances sont restées pour quelques individus les mêmes, parallèles et pour certaines intactes. Il fut un des premiers à montrer dans les Pyrénées-Orientales des artistes d'avant-garde aujourd'hui reconnus (Claude Viallat pour n'en citer qu'un seul), à défendre un travail qui a ses yeux était novateur. Conservateur du Musée d'Art Moderne de Céret de 1968 à 1973, organisateur de dizaines d'expositions dans des galeries et lieux divers dans les Pyrénées-Orientales. Sa correspondance et ses actions figurent parmi les plus significatives, toujours bien en amont de la plupart des initiatives qui suivirent dans ce domaine.

Depuis le début des années 1980 en même temps qu'il travailla à la réédition complète des œuvres de son père; le romancier Ludovic Massé (Pol, Balland, Pierre Mainard, Trabucaïre, Chiendent etc.. ) ainsi qu'à la gestion de la collection et du travail qu'il fît autour de ce qu'il nomma l'Art Autre (dont une belle partie figure dans sa donation au Musée de la Création Franche à Bègles), il entama un pan nouveau d'un travail plastique personnel commencé dans les années 1960. Fasciné par le liège, une grande partie de sa production est dédiée au travail de cette matière; en une armée de personnages silencieux nommés les Patots, suivie depuis 1990 de collages à partir d'étiquettes anciennes de vins et spiritueux, travail questionnant parfois d'une façon sarcastique l'histoire de l'art, des grands maîtres à nos jours.. celle qui à n'en pas douter imprègne toute sa vie. 

Isidore Krapo a eu la bonne idée d'aller le rencontrer à Perpignan, de lui proposer une exposition en l'invitant dans son lieu de la rue Elie Gintrac. Je ne peux que vous inciter à venir découvrir ou redécouvrir le travail de ce passeur créateur particulier et de rencontrer l'homme qui sera présent cette journée. Christophe Massé 1er Novembre 2009.

Exposition des œuvres de Claude Massé, le 11 novembre 2009 Atelier Krapo 17 rue Elie-Gintrac 33000 Bordeaux

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lundi 19 octobre 2009

Le bonheur en clair-obscur

2009_ombre_de_ma_chinoise Jamais je ne suis autant heureux que dans les instants volés, survolant les précipices en allant de là vers là. Le lien est arrivé par la grande porte le jour où tu as marché sur la terre toute seule pour la première fois et puis tu as donné toute ta force pour résister aux temps des incertitudes. Je te vois prendre ton envol. On t'a vue sauter du plongeoir et bondir dans la cascade, tirer sur la corde et prendre sur toi. Réciter et apprendre. Parfois, souvent tu m'épates vraiment, comme nous devons tous être épatés un jour par l'enfance en marche. J'ai l'impression quand tu es là d'avoir huit ans, de plonger pour revivre certains des merveilleux moments de la rue de Cerdagne. Je suis en train d'écrire le roman de mon siècle, parfois cela me brûle d'en faire paraître quelques lignes prématurément pour te les lire et voir tes grands yeux noirs, suivi d'un éclat de rire, me dire que je suis fou. Le blog est cette vitrine pour les ami(e)s qui passent, un terrain cabossé sur lequel se posent les mots de chaque jour, avec la verve et la spontanéité de l'envie de partager.

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dimanche 18 octobre 2009

Evento(ffer) Acte cinq: Se Raser

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Se raser de prés ou de loin n'est pas du jeu. Comme planter son décor avant le 25 novembre pour que poussent à la Sainte-Catherine les meilleurs, les plus beaux arbres à barbe.
Evento(ffer) festival intime et individuel sans spectateurs pour un acteur et des passants extraordinaires. Miroir d'eau, Quinconces, Atelier, Rue sainte Catherine, Rue Bouquière. Cinq actes pour un unique pressentiment. Faire acte de négligence et d'intolérance pourquoi pas. Les artistes ultra locaux (presque tous) avec qui je fais corps en vendant mon âme aux lions du marketing acceptent le grand jeu de la ménagerie artistique. Moi non.
Après s'être brûlé les ailes aux flammes de la ville atonale Prince Toffer 33 ex 66 va reprendre ses activités artistiques. le budget d'Evento(ffer) N°1 s'élève à quelques tickets de tramway pour se rendre sur les lieux des performances. Une poignée de noisettes du Supermarket, une semaine d'énergie, la bienveillance de Malvina Lawrie et Carine Tarin (qui si elles sont solidaires avec leur compagnon d'atelier pour des questions de logistique & matérielles sont éloignées de la teneur de ses actes et propos). Evento(ffer) va devenir biennal. En 2011, l'ami de toujours Marcellin Lerrouge de retour dans la place se verra confier la programmation d'un festival intime mais connectif, avec des artistes venus d'horizons lointains et les ultra locaux qui voudront bien montrer patte blanche.. d'ici là le mascaret nouveau aura sans doute emporté le pont/the bridge/i ponto/ elpontogrosso.

Dans la valise de Marcel D infusèrent cinq œuvres pour cinq actes: un bijou de Malvina Lawrie, une petite tête en céramique de Carine Tarin, un Christ en cagette de Jean-Claude Delannoy, une vanité à la tête de mort de Franck Garcia et une tête en noir et blanc de votre serviteur. Sans se concerter toute une histoire de l'art depuis des millions d'années hi!hi! Merci à eux.  Merci aux photographes anonymes. Vive l'Art. Le Temps Presse.   

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samedi 17 octobre 2009

Evento(ffer) Acte quatre: S'enrichir

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Il ne reste jamais rien. Jeter une poignée de noisettes (l'épargne). Tentative entre Cirque et Foire aux plaisirs de mettre en quinconce dans le ciel girondin ce que l'on sait: Si, jeter une poignée de quelque chose sert d'appât, est un leurre, ou va contribuer aux fameuses vitrines de la résurrection et du pardon.... soyons en ravis. Celles qui désormais dans notre paysage urbain transforment l'art en une extraordinaire & lamentable histoire de matuvus. En se posant cette question: Nous enrichissons nous vraiment et de la meilleure des manières ? J'ai voulu avec cette performance photographiée, à la manière des pompiers des années 1990, être encore une fois, pas du tout à la hauteur des prétentions de l'Art du XXI siècle. Dans ce remake loufoque (où vont les vaisseaux maudits) de l'homme en train de distribuer des arachides aux cieux, entreprendre aussi avec ce geste primaire (primal action, primero vista, dolceprimaro, momentito fulgurante i frizzante) ou les velléités d'un primitivisme hors d'âge, comme bon vous semble, saisir toute l'attente innocente de l'artiste ultra-local encore et toujours à la recherche du temps qui presse. 

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mercredi 14 octobre 2009

Evento(ffer) Acte trois: In Bed with Malvina

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Je suis resté allongé en compagnie de Malvina Lawrie dans la vitrine de l'atelier de la rue Bouquière 10h à 15h30 le 13 octobre 2009. (photographies dr Carine Tarin)

Refaire pour cette occasion une performance qui a déjà mille fois existé (je pense à celles de Benjamin Vautier par exemple) m'importait vraiment. Aucune ambiguïté sur l'idée de création originale.  La performance est une pratique qui recense un nombre de regards mêlés venus des pratiques artistiques différentes: cinéma, danse, musique, architecture, sculpture, vidéo, dessin, action. Cette pratique a toujours dans l'histoire un but, celui de mettre en scène une idée d'expérimentation et de permettre des investigations nouvelles, de modifier les normes, de se poser les questions vis à vis du système artistique et de faire d'une certaine façon participer le spectateur. Ici j'ai souhaité en reproduisant une scène de vie, pendant la durée d'un festival prestigieux auquel la quasi-totalité des bordelais est confronté sans avoir eu un mot à dire pour un budget assez conséquent, exprimer par une séance de repos, un certain scepticisme vis à vis d'art urbain subventionné. L'art dans un contexte urbain doit être à mon avis une surprise. Il n'est peut-être pas, fait pour s'imposer à vue, au même titre qu'une foire, un marché, un salon. Une ville a besoin de cette vitrine.. mais l'art n'a besoin de rien.

Merci aux passants, visiteurs et photographes. Un grand merci à Malvina et Carine.   

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lundi 12 octobre 2009

Evento(ffer) Acte deux: Le miroir d'eau

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Dans le miroir (d'eau), se mirer. Ici révélons, en absence totale de subvention, comme en économie de chlore; un sentiment poétique matinal immaculé. Celui qui susurre: Hé ! artiste ultra-local, es tu aussi malheureux que tu en as l'air ?

photographies: anonyme prenez moi comme un japonais dr 2009

Se_Mirer_Christophe_Mass__2009 2009_christophe_mass__anonyme_dr miroir_d_eau_2009


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Jessica Heaton: Une anglaise sur le continent, rue Bouquière

glutamate_poster_flyer Malvina Lawrie invite Jessica Heaton. Sous le titre More Glutamate Marvels, la jeune anglaise styliste, créatrice de bijoux et accessoiriste de théâtre présentera une série de ses "new jewellery and parures". Les matériaux utilisés, issus de notre entourage familier, profitent des ambiances colorées et des détournements subtils et drôles que l'artiste veut bien leur proposer, pour nous entraîner dans un monde  unique, comme seul les britanniques savent l'imaginer: humour, glamour et rock'n'roll garantis.

cr_ation_jessica_h  cr_ations_jessica_h Créations Jessica Heaton (dr 2009)   

L'atelier sous la houlette de Malvina est heureux de débuter un cycle d'expositions qui se tiendra dans toute la vitrine et la première partie de l'atelier.

Le vernissage aura lieu en présence de l'artiste le 17 octobre à partir de 18h30 au 28 rue Bouquière à Bordeaux.

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