lundi 7 mai 2012
Thomas Mestrallet expose Sous La Tente (Bordeaux)
William Acin
& Christophe Massé
présentent
Thomas Mestrallet
le lundi 28 mai 2012
de 11 à 21heures
Sous La Tente: 28 rue Bouquière 33000 Bordeaux (France)
samedi 5 mai 2012
International Mail Art Project and exhibition Sous La Tente Bordeaux France
One invitation to participate at International Mail Art Project and Exhibition
Thème: “One idea of SelfPortrait”
Size: Postcard
all technics and médium
no return, no jury, one only work by artist
Deadline: 31 mai 2013
Expédition at this adress: Christophe Massé 28 rue Bouquière 33000 Bordeaux France
Exhibition 28 June 2013 at Sous La Tente
Documentation to all participants
dimanche 22 avril 2012
Patrick Varetz: Bas Monde (P.O.L éditions)
Patrick Varetz 1980 (dr Elena Arnal/archives cm )
Bas Monde
Ce n'est pas un livre épatant, ni un livre épuisant. C'est un livre bien écrit. Très bien écrit. Limpide et sans secret. Un livre, qui du premier mot au dernier, bloque la respiration. L'horreur observée, décrite du fond. Finitions parfaites. Processus. Les racines du mal sont extraites du sol de charbon, nettoyées puis conservées dans du formol maison. Le découpage est limpide... encore une fois pourquoi tergiverser ? La souffrance est connue ou inventée. Elle est ressentie et palpable comme un vécu, sans aucun autre alibi pour le lecteur. Tu te prends tout ça dans le mufle. Tout. Et pourtant, nulle anecdote, pas d'anicroches, ni de confusions dans les esprits ne demeureront. Pas de petite histoire. Ici c'est de l'origine de l'ignominie dont il est question. Un réquisitoire pour, ni contre personne. Une histoire d'humains. Les sentiments de collaboration avec le mal, de résistance étriquée pour vivre le bien sont amplifiés et conduisent à une perfection (encore une fois) qui serait pour moi la seule critique à énoncer. Mais il faut bien formuler les choses et Patrick Varetz a le style et le ton pour les écrire. Voilà. Museau.
La bête doit mourir ! Mais qui est la bête ? Chacun dans ce livre, péniblement, interprète un rôle pour lequel, il est posé sur la terre du bas monde. Le lecteur, lui, ne va pas déposer sur le seuil son passé, il est obligé de l'emporter, de cheminer dans le livre aussi en fonction de son existence propre, de trouver des circonstances atténuantes aux uns, accablant les autres ou/et vice-versa. Se trouve là, une des clefs d'un livre puissant, qui catalyse, énergise, dramatise, illumine, compare, convoque, et bouleverse bien d'autres signes de notre for intérieur, vers un espace sans horizon comme celui de certaines de nos vies contemporaines. C'est un livre pour des lecteurs. Pour des êtres qui se posent encore des questions. Un livre d'univers.
Après Jusqu'au Bonheur, Patrick Varetz ne signe pas là une suite, ni l'alternative, ni une composition différente, il nous transporte encore à la recherche des origines du mal humain. Charriés sont; le bonheur introuvable, impensable, impossible, et l'impuissance à le vivre, la violence qui s'en suit, l'inculture qui gangrène, l'immobilisme omniprésent, cette chose qui stagne parfois toute une vie et va clouer les femmes et les hommes sur place, que l'on nomme l'ignorance, dans le flot dense d'une écriture soignée et raffinée.
J'ai pensé en lisant Bas Monde à l'Ogre de Jacques Chessex. Pour, sans confronter le talent des écritures, me questionner sur la densité que porte la rencontre d'un thème et d'une plume au service des lecteurs. En abordant un propos terrible, sans renoncer à le traiter sans concession et une fois passé à la moulinette, s'émerveiller d' y découvrir dans l'aspect de sa reconstitution, un ensemble d'éléments placides et limpides qui rendent sa description autant effroyable que pédagogique.
CM. Avril 2012
Patrick Varetz Bas Monde (P.O.L) 2012
samedi 14 avril 2012
Télégrammes exposition Christophe Massé
mercredi 4 avril 2012
Lucie Bayens expose Sous La Tente à Bordeaux
Lucie Bayens : Une plume dans l’édredon de l’ogresse.
Par Christophe Massé
« Ce serait vraiment du temps perdu répondit-elle. Jamais on a vu les gens se savonner le dos » Gabriel Garcia Marquez
Eloge du décoratif dans les travaux de l’Artiste. Je plaisante.
1/ Décoration & mérite.
Une idée du décoratif
Dans ce champ de mines qui propose à la rétine un paysage pictural prêt à combler le temps entier du regard et apporte une extension décorative aux propos liés à la lente et commode transformation de la nature contrariée en espace réel de renaissance ; je découvre que les travaux de Lucie Bayens se situent fréquemment à la limite de cette circonférence inattendue. Je veux dire dans le périmètre, la ligne ténue de démarcation sensitive qui sépare la jouissance visuelle de l’amateur d’art de celle du branleur de cortex.
Ni en dedans, mais pas encore en dehors. Pourtant les sentiments éprouvés sont tous dans un même camp.
Ses œuvres proposent à la pupille dans son instant de dilatation, d’intégrer la voix, le songe de l’artiste dans son extension créatrice, lui confiant le parcours – et si nous abattions l’animal et si nous décortiquions la graine et si l’écorce devait livrer plus encore d’elle, en direction d’une multitudes de mises au point : focus, autofocus et présence d’intériorité/extérieure. Denrées, perceptions rares qu’un spectateur type va pouvoir, dans sa frénésie à sous estimer ses potentialités sensorielles, comme sa pleine responsabilité d’ailleurs ; oublier là, totalement, et reprendre son rôle pour entrer de plein pied dans la mare de l’art, et ainsi revêtir un habit en gras de magret tatoué.
Je l’imagine tenant les couverts, et au beau milieu d’un instant de découpe, s’adressant à la « maîtresse » de maison d’un ton enjoué : Ces couverts sont d’une douceur incroyable. Mais, ne craignez-vous pas que quelques touffes de poils se retrouvent dans les assiettes ?
Oublier, pour sortir de table. Et prendre trois choses : La nature, l’objet, l’humanité ; enfin au sérieux.
2/ La préhistoire de l’interférence entre matériel et idées.
L’objet en soi. Mais d’où vient-il ?
Jamais comme durant ces dernières décennies, les artistes contemporains ne se sont autant précipités à la recherche du ready made perdu. Une toute nouvelle génération d’artistes a, elle, entrepris de se saisir de l’occasion de ne plus utiliser le pinceau, et pour ; dans ce bouleversement qui a ramené le pécher rétinien à l’ordre du jour ; c’est à dire : du décoratif assumé et sans vergogne à qui mieux mieux sera le plus narquois, tout en se servant dans le grand magasin de l’art et aussi chez de petits fournisseurs de qualité, retrouver la noblesse du message, la puissance évocatrice de la métaphore, par exemple, sur des intestins de porc marouflés après nettoyage sur contreplaqué de bois, qui faciliteront le transit d’interprétation, en réinvestissant dans les cervelles troublées, une belle décharge émotionnelle, en même temps que cette formidable idée illustrée, parce que ce que nous disons n’est pas toujours comestible, ni subliminal, qu’il s’agisse d’aimer comme d’être bien gavé.
De son absolu cheminement : allant du champ d’art sociétal virtuel à celui d’un nouvel art vivant, en composant avec les fabriques administratives ; de gestion langoureuse des patrimoines ou prêteuses nerveuses d’art sur gages, nous avons progressivement recherché dans les espaces qu’ils nous proposent, la véritable condition de l’objet d’art, ramené ! Que dis-je traîné… de son lieu d’introspection initial à celui d’investissement en options à taux préférentiels, comme dans une quintessence en route pour la joie, et avec comme but inavoué d’arriver fondamentalement à croire aux pouvoirs des œuvres, pour qu’ainsi dans nos intérieurs domestiqués, nous renouions avec le geste pur - vlan badaboum - un bon coup de perceuse dans la cloison, suivi d’un planté de cheville hors normes et zou ! En suspension l’œuvre est là, en concurrence directe avec l’écran plat et la voix de son maître.
3/ Le partage : images d’errances, notes & attirances, profits.
Parfois l’on sent étrange que dans ces toutes nouvelles propositions se vautrent, confrontés ; d’une part les matériaux issus de la manufacture la plus ancienne des hommes et de l’autre cette invraisemblable boulimie, propre au progrès incessant. Effervescence naturelle qui rejaillit de PARTOUT, par chaque interstice où courageusement elle peut reprendre sa force. Pulvérisée par les myriades de gouttelettes venues du geyser du déballage politique et d’histoires plus ou moins redessinées à la comme ça m’arrange.
Comme si une société toute entière subissait les assauts d’une terrible maladie. Pansements, coutures express sur douleur et maux intenses permettent ainsi d’établir toute une gamme de propositions de soins palliatifs ; elles, flirtant du secteur plastique à son intellectualisation, pour ne pas dire de la réalisation de l’oeuvre au manuel d’utilisation.
Je ne te dis pas le boulot !
Lucie Bayens travaillant sur des matériaux liés aux superpositions de savoir observé : bon et mauvais, gras et maigre, en chair, en os, de la crème et du moisi, de la couenne et du truand, de son alvéole, de la peau, conduit directement à cette troisième phase du regard et nous protège en quelque sorte, nous économise, nous berce, nous illumine la crasse de notre intérieur. Nous ne sommes plus dans l’extrait d’aloe vera, la jouvence, le baume, l’élixir, et j’en passe. Nous nous situons exactement là où c’est fondamental. Justement dans et par la création comme une plume qui se ouate dans l’édredon de l’ogresse. Multiplier les errances et les allers-retours, sans en faire une loi, me parait symptomatique de l’à-propos de cette nouvelle génération d’artistes au regard tendre et parfois (dés) abusé avant l’heure.
Actuellement confronté à l’œuvre en totale expérimentation, je pose mon front sur la vitre. Détendre. Posé un regard tendre et à la fois confus, ou propulsé dans ce nouvel élan de créativité, ce paramètre que j’affectionne depuis de nombreuses années : tout et son contraire se révèle et à défaut d’adrénaline crache de l’émoi – champignon naissant dans la plinthe d’un appartement bourgeois, petite fleur jaillissant du béton sur la façade au dix-huitième étage d’une barre d’immeuble. Le coloré, le clair, le tendre, le caustique, sans jamais se dire que nous pourrions passer de l’un à l’autre et la dernière fois où me sont apparues les couennes de magret gravées, j’avais eu la certitude, un instant, me référant à l’expérience de mangeur exceptionnel de maigre que je suis, et sans demander plus de cuisson, ni implorer quoique ce soi, selon mon habitude, me délectant de contempler petits chaussons cousus main posés délicatement sur le gros sel, et tant l’exercice relevait de la prouesse, en jouir. Pleins les yeux. Prendre une décision. Je me suis toujours prodigieusement ennuyé dans cette histoire de devoir faire des choix. La même histoire que le processus. J’aime les artistes qui ne sont pas dans cette lignée. Le temps qui s’en va a renforcé cette conviction. L’art n’est pas un processus. Même si tous les artistes qui doivent réussir finissent par s’y conformer.
3bis/ Porosité
Que la lecture se fasse dans le bon sens. Réinitialisé mes codes. Lucie Bayens est poreuse. Et je le suis devenu un peu plus, mais pas à son contact. Pourtant les explications sont toujours bonnes à prendre et l’idée d’utiliser comme de profiter des accidents de parcours est d’une naïveté qui confine à nouveau avec le plaisir. Je reviens au sentiment de tout et son contraire, aligner jusqu’au pépin facilite parfois une redistribution des atouts. Lucie Bayens s’en sert. Je vais oser comme une archéologue dans les soubassements d’un métro : Ouais… je garde ça et ça. Le reste ? Hum ! Combien de temps nous reste t-il ? Deux jours. Heu ! Beeh ! Foutez moi tout cela au recyclage. Je l’imagine travailler de la sorte, en déblayant au bulldozer des tonnes de déchets, pour n’en extraire que quelques pommes de pin ayant servi à confectionner jadis d’horribles petites boîtes à épingles.
4/ L’ignorance du hérisson et Conclusion.
Un temps d’adaptation & son service après-vente
Inutile encore une fois de se dire qu’un artiste contemporain parait capable à lui tout seul de faire la synthèse de plusieurs milliers d’années d’histoire de l’art ; certainement que l’homme qui ramassa sur son barbecue la dernière brochette confectionnée par un maître préhistorique de la cuisine traditionnelle, savant mélange de trois viandes : orignal, machairodus, mammouth pouvait trouver dans la contemplation sous la lune de cette dernière de quoi enrichir son paysage et illico l’envie de l’introduire à sa palette d’artiste ultra local vers Lascaux, Niaux ou autre places fortes de l’art contemporain pariétal. Lucie dit j’ai une naïveté féroce à assembler les beaux restes, nous devons absolument lui faire confiance. La clef est au pied de la lettre ; le f de féroce ou la n de naïve. Entre les deux tours nous allons nous prendre un bon coup de pied au cul Sous La Tente. (Cette dernière phrase pour donner toute sa consistance à ce texte universel doit être retirée).
Une fois l’écho dissipé, j’entends souvent, encore et toujours depuis mon enfance, cette phrase résonner en moi : Il me prend pour un autre.
Bordeaux, le 01, 10 et 11 avril 2012.
Christophe Massé
présente
Lucie Bayens
le samedi 28 avril 2012
de 11 à 21heures
Sous La Tente: 28 rue Bouquière 33000 Bordeaux (France)
lundi 2 avril 2012
Le Port du Casque N'est Pas Obligatoire fait escale Sous La Tente (Bordeaux)
Christophe Massé
accueille
LePortDuCasqueN'estPasObligatoire
http://leportducasquenpo.over-blog.com/
le jeudi 12 avril 2012 de 18 à 21h
le vendredi 13 avril 2012 de 11 à 18h
Sous La Tente: 28 rue Bouquière 33000 Bordeaux (France)
mardi 27 mars 2012
Emmanuel Aragon expose Sous La Tente (Bordeaux)
Christophe Massé
présente
Emmanuel Aragon
le mercredi 28 mars 2012
de 11 à 21heures
Sous La Tente: 28 rue Bouquière 33000 Bordeaux (France)
Emmanuel Aragon: Entre autres dérapages verticaux, horizontaux (par Christophe Massé)
(Introduction)
à Babylone de Mamoudzou
J'ai vu des lignes s'entrecroiser.
J'ai ressenti dans le crissement que je n'ai pas entendu.
J'ai eu la surprise d'être passé à côté.
J'ai lentement attendu que cela commence.
Ne nous précipitons pas, nous allons marcher sous la tente, ni vers, sur, dans ce temps de l'approche pareil à l'instant quand la bouche de bébé se tortille sort du babil vers son premier mot.
Recherchons dans l'espace, interstice entre deux chevauchements de lettres sorties du porte-feuille comme celles tirées de la poche de Vincent, l'histoire du sans-abri, les bras ballants, à l'orée, perçoit une cabane de bois gondolé qui n'est pas la sienne et renonce.
Je vois écoute chez Emmanuel Aragon ce que je vais pouvoir peut-être écrire crier sur mon mur un jour. L'histoire de l'homme qui dort dans son rêve, un morceau d'élan carbonifère prisonnier entre le pouce et l'index.
Je vois, je ne sais pas. Je ne veux pas lire. Je veux regarder une lettre que je vais prendre pour un autre signe et qui sera elle suivie d'une autre et ne voudra rien me dire de plus et encore jusqu'à la nuit au moment où se chevauchent encore les perceptions.
J'ai vu des lignes s'entrecroiser.
(Un)
Tu graves.
à Jérôme B
Je crois, et dans la poursuite des choses, et vers le désordre mental toujours.
A un certain moment l’état des espaces. Creuser dans un jardin.
Une boule de charbon.
La mort te longe en vain, enfin. Elle creuse dans le chemin qui va.
Le boulet se trouve.
Nous ignorons ! Vous êtes de ce parcours ?
Dans l’incapacité des inventaires amoureux
Je superpose lentement une ligne qui va descendre de nulle part au tréfonds des lointaines réminiscences, des escadrilles de vertèbres prêtes à se fossiliser avec l’alcool des ruptures.
Vous êtes ce la et moi cet incapable.
Tu graves
Là où personne ne pense à la paix.
Te saisissant de ce qui peut faire l’affaire pour dessiner pour la première fois dans cet première ère d’une plaque fine et noire trouvée entre deux pierres comme un joint.
Saigner de partout. Poursuivi, les autres ces chiens aux têtes de rapaces qui poursuivent les porcs sauvages contemplent ton dessin sur la paroi.
Pauvre
Tu mangeras l’herbe sur la prairie.
Enseveli sous le reste de ce temps que certains nommeront plus tard les mots de tous les jours.
(Deux)
à Emmanuel Aragon
Je sans Tu
Je me suis trompé d’amour
J’aime aujourd’hui
Je grave nuit la Gitanes in my bronches
Je ne sais toujours pas la poésie doit être là couchée sur le flan.
Je ne cours plus.
Je ne peux plus jouer au ballon. Je parcours. Je saute dans ma tête. Je ne retrouve plus.
Tu, ce que mon écriture comme paroi fait ricocher. Tu reviens de loin.
Ecriture silence tu es l’e muet tu es dans le positif du champ de balles qui coucheront les fusillés de l’art
Même aussi son contraire pariétal au néon
Éclairé d’être.
le 4, 24 et 29 mars 2012
mardi 21 février 2012
Interview Christophe Massé Sous La Tente pour Alternatif-art.com
Julie Perin pour le site en ligne alternatif-art.com a réalisé cet interview cette semaine. Pour Sous La Tente. Merci à adensI pour le passage.
http://www.alternatif-art.com/index.php/Interviews/Interview-Christophe-Masse-Sous-la-Tente-Bordeaux.html
samedi 11 février 2012
Joseph Maureso expose Sous La Tente à Bordeaux
"Les Mues" latex, roseau dr JM 2012
Samedi 18 février toute la journée de 11h à 21h, nous aurons la joie de recevoir Joseph Maureso venu de Canet-Plage (Pyrénées-Orientales) pour présenter " Les Mues" une installation autonome et quelques autres pièces inédites.
Joseph Maureso est aussi un spécialiste reconnu de l'art du Moulage, il travaille indépendamment de son œuvre artistique à la réalisation entre autres, de structures pour l'architecture et la décoration . Quelques spécimens seront présentés à l'occasion de son exposition et il pourra répondre à vos questions.
"J'ai besoin de dire, avec ces images que je tire de mon désert et protège du langage, que j'aime la vie, surtout quand elle se fagote et se bricole dans l'ombre de ce qui est attendu (attendu par moi ...) Mon œuvre est libre du regard des autres, je n'ai volontairement rien à dire qui tenterait de l’identifier. La seule parole induite sera celle qui essayera de désigner l'interface spontanée entre mon œuvre et mon regard, qu'elle suscite dans l'instant..." Joseph Maureso e.mail à Christophe Massé janvier 2012
Sous La Tente 28 rue Bouquière 33000 Bordeaux (France) Entrée Libre.
mardi 7 février 2012
Hubert Lucot/Christophe Massé: Bleu. Editions La Pomme de Discorde & Montre Molle
L'histoire de Bleu. J'ai passé plusieurs mois en 2009 avec des petits carnets à l'italienne qui demeuraient dans mon cartable. J'ai beaucoup circulé en autobus et en tramway pendant cette période et j'ai commencé à gratter, dessiner, chaque fois que l'occasion se présentait, puis les retoucher à l'atelier. J'avais en tête le Bleu de Perpignan et celui de Soulac sur mer, aussi les romans de Hubert Lucot et d'autres choses de notre correspondance. Ces dates qui circulent sur nos enveloppes. Mon affection pour le grand homme. Plus tard, une fois un parcours abouti, j'ai tout simplement demandé à Monsieur Lucot d'écrire par dessus, au milieu, quelque part. Il a composé deux lignes qui courent sur les pages jusqu'à la fin. J'ai proposé à Hubert de garder le N°1 et j'ai conservé le N°2 en lui promettant un jour de trouver le moyen de l'éditer. Le temps a passé. L'idée a séduit un jeune artiste bordelais. Nous devons aujourd'hui sa réalisation à Franck Garcia qui tisse des liens et commence à nous habituer à ses dons d'écriture, d'organisateur, de passeur et d'éditeur. Nous connaissons déjà son talent de peintre.
Un ouvrage inédit réalisé en deux exemplaires sensiblement différents en 2009 par Hubert Lucot et Christophe Massé et dont l'exemplaire N°2 est édité par La Pomme de Discorde et Montre Molle éditions sur les presses à Bordeaux en janvier 2012.








